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Groupe Loudane : L'amour en ambulance



L'ambulance a déclenché la sirène de l'amour. Pour célébrer la Saint-Valentin, le Groupe Loudane a choisi de mettre en avant un couple amoureux qui œuvre sous l'écusson Santé + depuis plusieurs années. Il s'agit de Mélanie Garnier et Cédric Martin qui travaillent en binôme dans la même ambulance chaque jour. Interview croisée.


Où et comment vous êtes-vous rencontrés ?


Cédric : C'était à Sainte Musse. Moi j’étais en renfort, d’où l’importance de rentrer en renfort du coup (rires). J’étais en hors quota à l’époque et donc en attente.


Mélanie : Moi, c’était mon weekend de garde et pareil j’étais en attente sur Sainte Musse parce qu’il n’y avait pas encore de course. Il y avait du monde et on était tous en train de parler.


C : Je l’avais un peu repéré quelques jours avant. Du coup, j’étais allé un peu « tâté le terrain ». J’avais demandé son prénom mais je n’avais pas son nom et donc je ne pouvais pas commencer mes recherches personnelles. Par la suite, M. Garcia a organisé une réunion, c'était une ou deux semaines après. Il a fait le tour de table car c’était le moment où on ralliait les 3A à Santé +. Il a fait les présentations et a annoncé les prochains projets du groupes. J’ai été attentif et elle a dit son nom. C’est là que j’ai pu commencer mes petites recherches. Et de fil en aiguilles, on a commencé à faire connaissance.


Etiez-vous déjà tous les deux ambulanciers ?


C : Oui, ça faisait 5 ans que j’étais là.


M : Moi j’étais nouvelle, j’étais là depuis 1 mois.


Comment ça s’est passé après cette réunion organisée par M. Garcia ?


C : Après la réunion, en tant que bon salarié soucieux des nouvelles recrues (rires), je lui ai envoyé un message. C’était un SMS du genre « Bonjour, en tant qu’ancien dans la boîte, je me soucie de savoir si tu prends bien tes marques… ». Voilà… On a brodé quoi…


M : C’était drôle ce message, c’était pas mal. (Rires) Surtout qu’on n’était pas dans la même société… Moi j’étais à Santé + et lui aux 3A.


C : Ce n’était pas un problème. (Rires)



Et là, maintenant, vous êtes dans la même ambulance ?


C : Oui, aujourd’hui on est dans la même société et la même ambulance. Il se trouvait qu’on était aussi compatible dans la façon de travailler.


M : On est devenu binôme attitré.


Ça se passe bien ensemble ? N’est-ce pas mieux d’être séparé, chacun de son côté, au travail ?


C : Ca dépend… On s’entend bien, on travaille bien ensemble, mais c’est vrai que de temps de en temps ça fait du bien de faire 2-3 coupures parce qu’au final on est tout le temps ensemble.


M : On sait faire la part entre travail et personnel.


C : Oui, c’est ça, au travail on n’est pas en couple, on est collègues de travail. C’est important de garder cette distance et de bien séparer les choses. Le travail, c’est le travail et la vie personnelle, c’est la vie personnelle !


Ça ne doit pas être simple d’être toujours ensemble au travail puis ensuite à la maison…


M : C’est vrai que quand on se dispute, c’est calme dans l’ambulance (Rires)


C : Après, on se laisse pas mal de temps chacun de son côté, c’est important.


Lequel d’entre vous est le meilleur dans son travail ?


M : Par fierté, il va dire que c’est lui parce que c’est lui le DEA.


C : Pas du tout (Rires). Si la journée se passe très bien et c’est toujours le cas, je pense qu’il n’y a pas de "meilleur". On est complémentaires. Disons que l’un sans l’autre, ce ne serait peut-être pas possible.


M : On se connaît donc du coup on sait comment réagir s’il se passe quelque chose. On n’a même plus besoin de se parler.


C : Sur certaines prises en charge, chacun sait ce qu’il a à faire. Ça roule ! Et dès le début ça l’a fait en plus !

Quand vous vous retrouvez à la maison, parlez-vous de votre journée de travail ?


C : Un peu. On fait un débrief sur ce qui s’est passé dans la journée. Mais ça dure 30 minutes-1 heure et après stop. On passe 12 heures au travail donc c’est bien de ne pas trop en parler quand on rentre chez nous. On voit juste vite fait si on a des choses à améliorer ensemble, mais après c’est bien de laisser tout ça de côté.


Avez-vous des enfants ? Leur conseilleriez-vous de devenir ambulancier ?


M : Non, on n’a pas d’enfant. Moi, je ne pense pas que je vais leur dire de devenir ambulancier. Je verrai avec eux ce qu’ils veulent. Ils vont voir qu’on est dans le médical mais après ce sera à eux de choisir.


C : Ce n’est pas un métier que je déconseille parce que c’est un métier-passion, un métier dur mais un très beau métier quand même, malheureusement pas assez valorisé. Alors pourquoi pas l’orienter vers les ambulances si c’est son choix, mais s’il a la possibilité de faire plus d’études et de taper plus haut dans le domaine de la santé, ce serait mieux. Je le pousserais plus vers cette direction.


C’est dur de s’aimer quand on exerce le métier d’ambulancier ? C’est un métier qui peut demander beaucoup de temps et d’efforts…


M : Il y a des moments où c’est compliqué mais on y arrive quand même. Ce qui est bien, c’est qu’on est tous les deux ambulanciers.


C : Oui, du coup on comprend l’autre. On travaille ensemble, on a les mêmes horaires et donc on peut comprendre la complexité de ce travail. Puis il y a les vacances pour se retrouver.


C’est un métier qui attire les hommes et les femmes car il y a l’uniforme… J'imagine qu'il doit y avoir pas mal de "drague"... Peut-il y avoir de la jalousie parfois ?


M : C’est arrivé mais ce n’est pas de la jalousie. C’est vrai que ça attire parce que dans le monde des ambulances, il y a des nouveaux tout le temps, ça tourne, ça bouge beaucoup. On fait souvent de nouvelles rencontres.


C : Ce qui attire, ce n’est pas l’uniforme, c’est le monsieur qui le porte (rires). C’est vrai que parfois il arrive que l’on puisse tenter certaines personnes mais on est pris, c'est comme ça ! Un jour, il y a carrément un gars d’une autre société qui m’a envoyé un message parce qu’il trouvait Mélanie mignonne. Du coup, je l’ai fait un peu « gambadh à er » avant de lui dire, qu’en fait, elle était avec moi (rires).


M : Le monde de l’ambulance, c’est un peu spécial… (Rires)


C : Oui, c’est un peu particulier parce qu’on reste tout de même 12 heures d’une journée dans l’habitacle d’une voiture… Ça peut éventuellement rapprocher les gens…


Qu’avez-vous à dire à votre moitié pour la Saint-Valentin ? Quel petit message voulez-vous faire passer à l’autre ?


M : Vu qu’on est en train de déménager pour un appartement plus grand, je veux lui dire que je suis contente parce qu’il a fait pas mal d’efforts, surtout au travail. Je pense que la régul' l’a vu (rires). Et que ça continue comme ça entre nous parce que ça se passe bien !


C : Je conclurais par un « je t’aime » alors…


M : Oui, voilà, on s’aime.


C : La vie est belle.


Information : Le Groupe Loudane organise une journée portes ouvertes le mardi 15 Mars de 9h à 13h dans ses locaux. Pour plus d'informations, cliquez ici !